Le président Hollande l’a réaffirmé avec conviction, la taxe de 75 % sur les plus riches sera bien appliquée, n’en déplaise aux grosses fortunes, et l’on reparle de plus en plus de l’exil fiscal et des possibilités de placer son argent à l’étranger.

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Une nouvelle terre d’exil ?


Si l’Angleterre voit arriver les entrepreneurs français d’un bon oeil, ce n’est pas le seul pays à fournir une terre d’asile pour les exilés fiscaux. Bernard Arnault vient de demander la citoyenneté belge, pour des raisons qui n’ont rien avoir avec l’augmentation des impôts en France.

Mais à l’heure où les taxes vont augmenter, il a donné des idées (et des envies) à de nombreux citoyens français qui gagnent un peu plus d’argent que la moyenne.

Obtenir la citoyenneté belge


Devenir belge, et après ? La nationalité belge offre des avantages fiscaux, par rapport au système fiscal français, mais il faut respecter certaines règles pour en bénéficier. La naturalisation belge permet de devenir citoyen. Mais il y a des exigences sur l’âge, sur la résidence principale en Belgique, et sur « l’attachement » au pays.

C’est la chambre des représentants qui évalue le dossier de demande de naturalisation en Belgique, et qui rend son avis, favorable ou non. En cas de refus, reste la possibilité de se marier (par amour) avec un citoyen belge, ou une citoyenne de Belgique.


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Comment faire une demande de naturalisation pour devenir citoyen belge


La demande de nationalité belge (on parlera plutôt de naturalisation) est réservée aux personnes qui sont majeures, et qui peuvent se justifier d’avoir résidé en Belgique pendant la triennale écoulée. De plus, il faut pouvoir prouver son attachement au pays, par le biais de famille habitant sur place, ou bien d’investissements en Belgique.

Plus ces derniers sont importants, et plus l’état belge sera enclin à naturaliser les français qui le souhaitent. Mais ces conditions permettent juste d’effectuer la demande, reste à cette dernière d’être acceptée par les autorités du pays.


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Permis de résidence en Belgique


En cas de refus de la naturalisation belge, reste la possibilité d’obtenir un permis de résidence en Belgique, mais celui-ci ne pourra être délivré que pour une courte période (5 mois maximum). Ensuite, sous la condition de trouver un emploi en Belgique, et d’être affilié au système de sécurité social local, l’étranger (européen) pourra faire une demande de carte d’identité belge, et ainsi devenir un étranger en situation régulière en Belgique.

Exil fiscal en Belgique


Les français qui ne veulent pas des augmentations d’impôts en France sont tentés par l’étranger, et le fameux exil fiscal en Belgique, ou ailleurs. Toutefois, nous tenons à mettre les candidats à l’exil en garde : l’impôt sur le revenu est plus élevé en Belgique qu’en France, il faut donc y réfléchir à deux fois avant d’effectuer les démarches.

Il y a aussi une taxe communale, qui n’est pas égale dans toutes les communes, et qui peut se révéler importante. Pour comprendre le système fiscal belge, il faut le voir dans sa globalité.


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Fiscalité sur les grosses fortunes


La fiscalité sur les grosses fortunes est différente en Belgique qu’en France, l’argument principal de ceux qui veulent investir en Suisse étant l’absence d’impôt sur la fortune, principale différence entre les impôts français et belges.

Vous l’aurez compris, la Belgique est fiscalement intéressante pour les très gros revenus uniquement, d’autant plus qu’il n’y a pas d’imposition sur les plus values des actions. Pour ceux qui ont un patrimoine important à léguer, les frais de donations sont moins importants qu’en France, mais ceux de succession varient encore une fois selon la région et peuvent être très élevés.


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La naturalisation belge ne doit pas être motivé par des économies d’impôts, le pays, finalement, ne se révélant attractif fiscalement que pour les très riches. Et d’après les échos, ces derniers sont de moins en moins nombreux…