Un bon placement en France en 2017

Les placements à l’étranger ont le vent en poupe, pour des raisons conjoncturelles spécifiques (crise de l’Europe, monnaie fragilisée, perspectives économiques délicates), et mettre son argent dans d’autres pays que la France, enclins à la faire travailler différemment est tentant. Mais les placements à l’étranger n’ont pas que des avantages, et il existe des solutions pour placer son argent en France dans de bonnes conditions, sans craindre une dépréciation de son capitale, ni une fiscalité trop importante.


Pourquoi placer son argent dans d’autres pays en 2017


Bien sur, il est parfois bon d’aller voir ailleurs ce qui s’y passe, et les placements financiers ne font pas exception à cette règle. La règle numéro 1, lorsqu’il s’agit d’argent et d’épargne, est de diversifier ses placements, et investir à l’étranger peut faire partie de vos projets à moyen terme ou à long terme. Il ne faut pas se tromper de pays, certains n’étant pas en odeur de sainteté dans notre beau pays.

Quels sont les pays où investir pour un français


Les résidents français, qui souhaitent ouvrir un compte en banque dans un autre pays ou effectuer des opérations d’épargnes peuvent le faire à l’intérieur de l’union, mais aussi à l’extérieure de l’Europe, dans des états qui privilégient les investissements financiers venus du monde entier.

En Europe :

Les principautés : Monaco et Andorre
Les pays à tradition de discrétion (même si les choses évoluent énormément là dessus) : Suisse, Luxembourg et Liechtenstein
Les pays qui favorisent la création de sociétés et l’investissement dans l’immobilier : Gibraltar, Chypre.

Investir son argent dans d’autres continents :

Les caraïbes : Les îles Caïmans
L’Amérique du Sud : Belize
L’océan indien : Les Seychelles
L’Asie : Hong Kong

Les inconvénients à investir dans un pays étranger


Placer son argent à l’extérieur de la France, si vous êtes résidant français, peut se révéler hasardeux, en particulier si vous sortez vos liquidités de l’union. D’abord, il vous faudra nouer une relation de confiance importante avec la banque qui va gérer vos avoirs, et puis, même s’il est maintenant possible de gérer ses comptes bancaires à distance, la notion d’éloignement peut jouer un rôle, en particulier si vous avez besoin d’être réactif sur vos investissements. De plus, la fiscalité particulière de ses pays vous oblige à faire les choses dans les règles, à vous entourer de conseillers fiscaux, pour être dans la légalité avec l’administration fiscale française.

Les meilleurs placements 2017


Ouvrez bien vos oreilles car ce ne sont pas les mêmes que l’année passée. En 2017, les grands gagnants sont les SICAV, les SCPI démembrées et celui qu’on attendait pas, le crowdfunding immobilier.

Les SCPI démembrées

Rien à voir avec le fait d’enlever des membres d’un corps humain, quoi que dans l’idée générale, nous n’y sommes pas très loin. Rappelons qu’une SCPI est une société, et qu’à ce titre, il y a un gérant à sa tête. Cette société va acheter des biens immobiliers, qu’ils soient pros ou bien à usage d’habitation pour les particuliers. On peut ainsi choisir d’investir dans des parkings, des boutiques, des bureaux, une chambre dans un EHPAD…

Qu’est-ce qu’un démembrement ?

Cette opération va concerner les parts sociales. Celles-ci vont être séparées en deux, avec d’un côté l’usufruit, et de l’autre la nue-propriété. Elles vont donc avoir des valeurs différentes, en fonction de ce qu’elles représentent. A chaque SCPI de se fixer ses objectifs, en fonction de la durée de l’investissement.

La rentabilité de la nue propriété

En cas de démembrement, celui qui possède la nue propriété d’une part sociale ne va pas pouvoir toucher les dividendes chaque année. Il ne prend donc pas part à ce que gagne, et à ce que redistribue la société. Cet inconvénient s’équilibre avec une réduction du prix de la part en échange. De plus, qui dit pas de revenus dit aussi pas d’impôts, sur le revenu ou d’ISF.

nue propriété

Une fois la période de démembrement terminée, le propriétaire de la nue propriété récupère aussi l’usufruit, et donc la totalité de la part avec les loyers allant avec si la SCPI continue à en toucher. A chacun donc de voir si cette formule peut être intéressante pour lui même, en fonction de son taux d’imposition ou de ses objectifs quant à la transmission de son patrimoine.

Les avantages

Ceux qui paient l’ISF sont les plus favorisés par le démembrement, puisque pas de taxe à payer sur l’usufruit. Si l’objectif est de se constituer un patrimoine, c’est parfait, puisqu’il n’y aura pas d’impôts dessus. Pour les parents qui veulent aider leurs enfants, c’est aussi une bonne technique : il n’y a qu’à leur céder l’usufruit et ce sont eux qui perçoivent les loyers.

Pourquoi investir d’ans l’usufruit ?

Plaçons nous maintenant de l’autre côté. Pour un investisseur, c’est l’assurance de recevoir des loyers représentant 5% environ de la valeur totale de la part, pour un prix d’achat de 30% de sa valeur. Le deal est bon, même après avoir payé les impôts et les prélèvements sociaux en vigueur.

Les SICAV

A force de dire qu’elles ne rapportent pas grand chose, elles auraient du disparaitre depuis longtemps des portefeuilles. Pourtant, elles sont toujours là. Il faut dire que les SICAV bénéficient aussi d’une concurrence en berne. Reste que leur rendement dépend pour beaucoup de la bourse et de l’état dans lequel se trouve les actions. Les gérants doivent donc faire preuve d’imagination face aux crises boursières qui se succèdent, la dernière en date provenant du pétrole et de ses aléas. Et certains d’entre eux s’en sortent très bien, en tout cas mieux que la bourse. Pour y arriver, ils privilégient la valeur des entreprises, et non celles des indices boursiers.

Ces choix nécessitent une analyse en profondeur des titres, et une sélection précise et limitée, afin de miser sur celles qui réussiront à traverser cette année difficile. C’est une autre façon de travailler, moins à court terme, et qui nécessite d’attendre le bon moment pour vendre (et aussi pour acheter). Et pour aller encore plus loin dans la performance, il faut chercher les sociétés auxquels personne ne pense, celles qui ont du potentiel non exploité et qui ne demandent qu’à exploser à la hausse.

Les obligations convertibles : pour plus de sécurité

Celles-ci permettent de dormir un peu plus tranquille, car elles permettent de prendre moins de risque. Par contre le rendement, lui, sera moins importants que des produits uniquement composés d’actions. Quand l’obligation convertible arrive à échéance, il est possible de la transformer en action d’entreprise et de profiter d’une hausse, si celle-ci arrive sur le titre. Les perspectives peuvent donc être elles aussi élevées, avec moins de risques. Reste que cet investissement n’est pas vraiment pour les petits épargnants, les particuliers auront du mal à en acquérir et si ils y arrivent, cela leur coutera très cher. De plus, c’est quand même un domaine qu’il faut bien maitriser. 

Le crowdfunding immobilier

Qui l’aurait cru ? Le financement participatif s’applique aussi à l’immobilier. De plus en plus de plateformes sur le net proposent d’investir de cette façon, en promettant des rendements exceptionnels. Sauf qu’il faut prendre tout cela avec des pincettes, pour ne pas faire une mauvaise affaire.

crowfunding immobilier

Concrètement qu’est-ce-que le crowdfunding immobilier ? L’idée est d’investir une somme, petit ou grosse (1000 euros peuvent parfois suffire) et d’acheter des parts d’un projet d’acquisition immobilière. Il est prévu de percevoir des revenus pour cet investissement, et même de toucher une plus-value en cas de revente bénéficiaire. Reste que rien n’est garanti, il faut donc éviter de trop s’enflammer au moment de la souscription. D’autant plus que pour calculer le rendement réel, il faut une boule de cristal. En tout cas, il ne faut pas compter de gagner de l’argent à court terme. Et même si vous en gagnez, vous serez imposé dessus…

Pour ne pas se tromper

D’abord, il est impératif de passer par une plateforme de crowdfunding immobilier agréée.  Il y a souvent un promoteur derrière, pas de mal à ça. Cela veut dire un enregistrement à l’Orias, mais aussi une immatriculation par l’AMF. En principe, on doit voir les logos sur le site. Il est important, pour faire confiance, d’être informé sur les risques. Si le responsable de la plateforme vous dit que tout va bien dans le meilleur des mondes, ll faut vous méfier. Les risques encourus doivent être explicites et exposés clairement.

Bon à savoir : en cas de désir de revendre les parts, il n’est pas dit que cela soit chose aisée. L’offre est souvent supérieure à la demande, elles ont donc de fortes chances de vous rester sur les bras. Et puis, rien ne dit que le bien qui va être construit arrivera à son terme. Une faillite n’est pas à exclure. Personne ne peut dire qu’il n’y aura pas de risques, ces choses là peuvent arriver à n’importe qui.

Placement sans risques : des rendements trop faibles (sauf pour l’assurance vie)

Gagnez beaucoup d’argent en ne prenant aucuns risques, cela n’existe pas, en France ou ailleurs dans le monde. Car la sureté à un prix, celui de ne pas gagner grand chose. Il n’y a que l’aventure qui rapporte, encore faut-il être capable de la vivre et de prendre les risques allant avec. Sinon, c’est 2% tout au plus, et encore, en se débrouillant comme un chef.

Reste les contrats d’assurance vie. Eux tiennent encore le choc. On peut espérer un 3% de rendement, ce qui avec la conjoncture actuelle n’est déjà pas si mal. Surtout si on doit comparer ce pourcentage au taux du livret A et du LDD à 0,75%, à celui du PEL à 1,5% (quel dommage que ce placement star ce soit ainsi effondré), des comptes à terme ou à celui du LEP à 1,25%. Et encore, pour ce dernier, la curée n’est pas pour tout le monde, il faut avoir une déclaration d’impôt riquiqui pour en bénéficier. Ne comptons pas non plus sur les comptes sur livrets des banques, qui, s’ils ont fait la pluie et le beau temps ces dernières années sont maintenant réduits à peau de chagrin. Pour ne pas s’en sortir trop mal avec eux, il faut traquer les primes d’ouverture, parfois conséquentes.

Les meilleurs contrats d’assurance vie

L’assurance vie répond à la triple problématique d’un placement sécurisé, défiscalisé, et exonéré de frais de successions si besoin. C’est actuellement un des meilleurs placements disponible sur le marché de l’épargne en 2012.

Ceux qui ne font prendre aucuns risques sont ceux qui sont en fonds en euros (et non pas en unités de compte). Ils sont sécurisés, pas de danger de voir fondre son capital. Mais le rendement, lui n’est pas garanti, et les bons résultats de l’année passée ne seront pas forcément ceux de l’année à venir.

En définitive, s’il y a des choses à faire ailleurs, il y en a aussi à faire en France. Donc, mieux vaut bien réfléchir avant de se décider pour ses placements 2017.