Travailler sur une plateforme pétrolière: emploi, salaire, recrutement et formation

Vous voulez changer de vie ? Partir à l’aventure ? Être bien payé ? Alors peut-être que la plateforme pétrolière est faite pour vous. Dans cet article vous trouverez :

  1. Le salaire moyen sur une plateforme offshore
  2. S’il est possible de trouver un job bien payé sans diplôme
  3. Les postes qui sont demandés :ingénieur, cuisinier, soudeur, électricien…

il y a des offres d’emploi pour tous les goûts, même pour un débutant ou quand on est une femme. Mais que ce soit au Canada, en Afrique ou en Norvège, les conditions de travail sont difficiles, ce qui explique la rémunération alléchante bien souvent proposée.


Le secteur pétrolier : quel salaire ?


Travailler en Alaska sur une plateforme de forage de pétrole ou s’expatrier en Afrique, ça demande beaucoup d’énergie, de courage et de sacrifices familiaux. Mais le jeu en vaut la chandelle pour qui est prêt à les faire, car on pense quand même une bonne moitié de l’année en mer.

Le salaire des postes qualifiés ou sans qualification :

Un chef de chantier peut récolter jusqu’à 15000 euros par mois. Mais ce n’est pas le poste le plus facile à décrocher : il faut de l’expérience et des compétences techniques. Pensez à ce que vous pourriez faire de cet argent pendant vos 6 mois de repos…

Les conditions de travail

Vivre sur une plateforme : témoignages 

Source : Une vie ailleurs – France 5

Mieux vaut quand même être au courant des conditions de travail avant de se lancer dans le bouillon.

  • Le temps de travail :  7 jours sur 7, 12 heures par jour quand tout va bien. Et il faut tenir ce rythme pendant 1 mois. La récompense, c’est qu’après, on a un mois de congé pour profiter de ses sous et de sa petite famille.
  • Le logement : pour le confort sur son lieu de travail il faudra repasser. Pas de suite royal mise à disposition par la compagnie pétrolière mais une cabine minuscule où il est juste possible de s’allonger, épuisé, qu’il faut souvent partager à plusieurs.
  • La nourriture : par contre, on est nourri gratuitement, et comme il n’y a rien à faire d’autre que dormir pendant ses 12 heures de repos, on ne dépense pas 1 euro.


Un monde où il est possible d’évoluer


Le secteur pétrolier reconnait la valeur des hommes. On peut ainsi commencer au bas de l’échelle, sans avoir fait d’étude, comme simple manoeuvre ou agent d’entretien, puis gravir les échelons un à un, à la force de son poignet et de son investissement.

Reste que la remise en question est permanente une fois arrivé en haut. Et diriger une équipe dans ces conditions, c’est usant, car le moindre erreur peut coûter la vie à un homme.

La meilleure façon de monter le plus haut possible, c’est d’abord de bien parler anglais. Il y a des ouvriers qui viennent du monde entier et toutes les instructions sont rédigées dans cette langue. Ensuite, il faut profiter de ses séjours à terre pour acquérir les connaissances techniques nécessaires.


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Où travailler : les principales plateformes dans le monde

Ceux qui travaillent sur les plateformes pétrolières y font rarement de longues carrières. Ils sont là pour prendre le maximum d’argent possible en un minimum de temps. Reste qu’après ça, il est difficile de retrouver un boulot « normal » et un salaire de misère.

Ceux qui travaillent bien ne manqueront jamais de boulot, tant les compagnies cherchent ces perles rares. Le secteur étant un petit monde, les bons éléments sont connus et reconnus par tous.


Travailler à l’international : un bon plan ?

Les avantages :

  • La rémunération. Tout ce cash qui tombe chaque mois, ça peut faire tourner la tête.
  • L’avenir : avec l’argent amassé, certains investissent aussi dans l’immobilier en se constituant un patrimoine qu’ils pourront gérer quand ils auront arrêter de travailler.

Les inconvénients :

  • La retraite : il ne faut pas oublier qu’on ne cotise pas pour sa retraite, mais qui pense réellement encore qu’on en aura une ? Vu qu’on est bien payé, on peut prévenir l’avenir en cotisant soi même pour ses vieux jours. 
  • Le chômage : il est également rare de pouvoir cotiser pour le chômage. Quand un contrat s’arrête, il faut donc en retrouver un autre sous peine de ne plus pouvoir mettre du beurre dans les épinards. Mais rassurez-vous : quand on commence a travailler sur une plateforme pétrolière, les propositions ne manquent pas.

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Les métiers qu’il est possible de faire


Devenir scaphandrier (plongeur)

Là encore, il s’agit d’un métier pour les aventuriers. Dans le petit monde du pétrole, ce sont ceux qu’on regarde toujours avec beaucoup d’admiration, car ils prennent les plus gros risques dans des conditions dantesques, en Norvège ou ailleurs. Car pour eux, pas de petits poissons multicolores à photographier dans des eaux translucides, mais des câbles à attacher dans des eaux noirâtres et froides.

Un métier risqué

Source : France 3 19/20

Pour faire ce métier, l’idéal est d’avoir un bac scientifique, puis de s’engager quelques temps dans la marine nationale pour apprendre à plonger. Il y a une école à Brest qui est réputée dans le monde entier et qui recrute chaque année.

Quelle formation ?

Les mieux formés sont ceux qui ont le plus de chance de se faire engager (et de survivre). L’Institut National de Plongée Professionnelle propose des stages de 8 semaines, permettant par la suite de pouvoir effectuer des travaux sous la mer. C’est payant, c’est cher (plus de 12000 euros), mais c’est fondamental.

Si vous faites l’armée pendant quelques années, profitez en pour mettre des sous de côté et vous payer la formation une fois sorti. La reconversion n’en sera que plus facile.

La formation pour être scaphandrier-plongeur est classifiée en plusieurs mentions, de A à D permettant d’intervenir en milieu hyperbare. On y apprend aussi à survivre, et à assurer sa propre sécurité et celle des autres.

Les qualités qu’il faut avoir

scanphandrier-compagnie-petroliereVous pouvez trouver des renseignements pour accéder à ce métier, mais il faut en avoir les capacités. Il faut commencer par avoir le goût des voyages : Gabon, Libye, Alaska… Préparer vous à faire le tour du monde, et pas dans les pays les plus glamour.

Ensuite il faut être endurant, savoir garder son calme dans les situations extrêmes, avoir le gout du risque, être un peu téméraire quand même, et n’avoir pas peur de descendre dans des endroits glauques à souhait.

Vous rêver d’être scaphandrier ? Sachez tout de même que le métier est très dangereux, surtout pour ceux qui descendent à plus de 60 mètres de profondeur.

En quoi consiste exactement le métier

Il ne s’agit pas de prendre des photos, mais bien de réaliser des soudures. Et le faire à des dizaines de mètres de profondeur, c’est quand même costaud, d’où l’importance de faire les meilleurs stages possibles, car la soudure sous-marine, ça ne s’invente pas !

Avant de postuler en ligne (ou ailleurs) il faut avoir son certificat de soudeur délivrée par l’organisme de contrôle Bureau Véritas

Devenir technicien pétrolier

Là encore, il s’agit de pouvoir produire ou de savoir réaliser des opérations de maintenance, avec ce but ultime de produire encore et toujours du pétrole. Avant de s’envoler vers ces terres ou ces mers riches en or noir, il va falloir acquérir la qualification nécessaire.

Comme souvent, le technicien doit avoir un diplôme, qui équivaut à un bac +2. Le salaire d’un débutant n’a rien d’extraordinaire, mais il faut bien démarrer : 2000 euros par mois.

Les différences entre un ingénieur et un technicien

Un métier varié

Sur une plateforme pétrolière, le technicien est un peu la cheville ouvrière du système. On va le retrouver un peu partout dans la chaine, du forage au stockage, là pour réguler le flux des puits, veiller à la bonne marche des cuves, et agir en cas de problème sur la production ou la sécurité.

Car les installations qui fonctionnent vont dépendre de leur bon entretien et de la capacité des équipes à faire face aux pannes et à les réparer. Mais le technicien ne va pas toujours mettre les mains « dans les cuves ». Bien souvent, il agit en chef d’équipe, et pilote, de son écran, la bonne marche des opérations.

Que faut-il pour faire un bon technicien pétrolier ?

D’abord, il ne faut pas être un solitaire patenté. Le travail en équipe est primordial, et il faut veiller les uns aux autres, un accident est trop vite arrivé. Celui qui sait anticiper aura une longueur d’avance sur les problèmes éventuels qui pourraient survenir. Bien sur, un bon technicien doit aussi être bien formé. Une formation de qualité va contribuer à limiter les risques encourus pour soi mais aussi pour les autres.

C’est un métier épanouissant, à conditions de supporter les conditions de vie pas évidentes au quotidien. Une semaine ça va, mais 4, bonjour les dégâts… Le désir et l’envie de voyager, de découvrir d’autres cultures et civilisations est un plus. Quand on travaille, on n’a pas vraiment le temps de faire du tourisme, mais une fois en congé, pourquoi ne pas mettre à profits ces journées pour découvrir le monde ?

Cuisinier

Sur les plateformes offshore, il faut aussi manger !

Il n’y a pas que les techniciens et les scaphandriers sur une plateforme, il y a aussi des cuisiniers pour nourrir tout ce petit monde affamé après ces journées arasantes. Et des ventres à nourrir, il y en a. Là encore, il faut aimer la vie en collectivité et les ambiances de franche camaraderie.

Les français sur les plateformes ont bonne presse, et les cuisinières y ont aussi leur place, à condition de ne pas être trop dérangées par un univers résolument masculin. Les salaires, corrects, tournent autour de 2500 euros par mois avec les primes, nourri, logé et blanchi, le tout net d’impôt puisque le travail est fait en tant qu’expatrié.

C’est là qu’on peut trouver les dernières offres d’emploi dans le secteur du pétrole. Lors de notre dernière visite, on pouvait y lire des annonces pour des postes de technicien, d’ingénieur, de métreur, de superviseur, de foreur, de conducteur de travaux, d’architecte, de chef de chantier et d’assistant achat.

Où trouver du travail ?


Il y a les grosses structures, celles qu’on connait quand on s’arrête pour faire le plein sur l’autoroute : Total, BP, Shell, ou bien encore Mobil, Exxon… et puis aussi d’autres sociétés, plus petites, moins connues du grand public comme Perenco.

Sachez qu’il y a peu d’emplois en France, et qu’il faudra accepter de bouger pour travailler, parfois à l’autre bout du globe. Cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas de pétrole en France, comme le chantait Sardou, mais s’il existe, il se fait quand même assez rare.

Les techniciens bien formés et volontaires vont vite progresser tant dans leur poste que sur la grille des salaires. Et si on commence à deux mille euro par mois sans compter les primes, on peut au bout de quelques années atteindre les 10000 mensuel, à condition de vouloir jouer les aventuriers assez longtemps pour atteindre cet objectif.

L’exemple de la Norvège


petrole-off-shore-norvegienL’industrie pétrolière y est en plein boom, et celui qui ne supporte pas la chaleur va être servi. Le pays recrute à tour de bras, et peine même à trouver assez de techniciens pour ses besoins.

Attention : les norvégiens aiment les diplômes (de 3 à 5 ans d’études pour devenir ingénieur). Mieux vaut donc avoir les originaux avec vous pour les présenter lors de l’entretien, si vous en décrochez un.

Une expérience (réussie) est un plus, mais les débutants motivés auront leur chance. Il est important de bien savoir parler anglais pour pouvoir travailler en Norvège, à moins que vous maitrisiez parfaitement, par un heureux hasard, le norvégien.

Bon à savoir : le travail sur une plateforme pétrolière suppose d’avoir été formé à la sécurité dans une école agréée. Liste des écoles ici : http://www.oilinfo.no

Voilà, si l’aventure vous tente, vous en savez assez pour vous lancer dans un cursus ou dans une candidature pour l’aventure extrême.