Site de prêt d’argent entre particuliers dans le monde (crédit P2P): la formidable réussite d’un français aux États-Unis !

Un français qui réussit à l’étranger, ça fait plaisir, même s’il le fait hors de France (ce sont les services fiscaux des pays concernés qui en profitent). Ici, il s’agit d’emprunter sans les banques. Le crédit P2P aux États-Unis se développe d’une façon que personne n’avait vu venir, et comme tout ce qui marche aux USA est copié dans le monde entier, je vous laisse deviner la suite.

Les banques ont du souci à se faire. L’emprunt de particuliers à particuliers est devenu une norme comme une autre quand il s’agit de faire un prêt, surtout pour une demande urgente.


Faire un crédit entre particuliers : la réussite de Lending Club


Entrer à la bourse de New York, c’est le graal pour n’importe quelle société. Et la première startup de prêt entre particuliers dans le monde l’a fait ! Avec une valorisation en milliards de dollars, comme à l’époque dorée précédent la bulle Internet. On se croitrait revenu 1à ans en arrière, espérons que cela se passe mieux cette fois-ci.

Et le fondateur de cette formidable réussite est un français : Renaud Laplanche (difficile de faire plus franchouillard comme nom, mais les américains doivent adorer ça). Qui l’eut cru ? Le Lending Club est installé à San Francisco, au milieu d’autres projets technologiques qui cartonnent comme Twitter ou le très controversé Uber, parce qu’il le vaut bien.

La société croit à son rythme, mais sans s’arrêter, profitant du créneau laissé libre par les banques. Car les lassés du système sont nombreux : trop de portes fermées, de difficultés pour obtenir un crédit, de garanties à donner et des taux parfois largement exagérés. L’idée a donc été de mettre en relation ceux qui ont de l’argent à investir et ceux qui en ont besoin.


Un leader sur son marché

C’est actuellement le numéro 1 du secteur, et sa réussite ne vient pas d’un hypothétique taux zéro ou d’une promesse d’un prêt sans aucun frais. On y vient pour emprunter de petites sommes tournant en moyenne autour de 15000 euros.

Les taux d’intérêts ne sont pas les mêmes pour tous, et sont fixés en fonction du profil de l’emprunteur. Plus celui-ci présente de risques de ne pas être remboursé, et plus il sera élevé, pouvant allé jusqu’à 30%…

Beaucoup de clients utilise cette manne pour faire du rachat de crédit, et ainsi faire baisser les mensualités de tous leurs prêts en cours et ainsi retrouver un peu d’air.


Pourquoi y investir


D’abord parce que c’est rentable. Ils sont des milliers d’américains à y avoir mis de l’argent car le risque est quand même limité. En effet, on ne prête pas qu’à une seule personne, mais à beaucoup, pour quelques USD chacune. Ainsi, si un emprunteur fait défection, l’impact est minime sur la totalité du capital mis à disposition. De la même façon, à chacun de choisir le risque qu’il est prêt à prendre.

Ensuite, parce que Google est là, et que le géant américain se trompe rarement dans ses investissements. La firme a investi plus de 100 millions dans le projet. Une paille pour Google, mais un formidable tremplin pour la startup qui a vu arriver d’autres très gros investisseurs à la suite.

Enfin, parce qu’on sait où va notre argent, et qu’on a conscience des risques qui sont pris.

La nouveauté : le prêt aux entreprises

C’est l’avenir du P2P. Les sociétés ont besoin de cash pour continuer à se développer, et dans une époque en crise, les banques traînent la patte pour les accompagner.

La nouvelle plateforme du Lending Club permet d’emprunter jusqu’à 100 000 USD. Les petits patrons vont donc pouvoir mettre en concurrence banques et particuliers. Une bonne nouvelle pour l’économie, cela devrait contribuer à faire baisser les taux.

Et l’avenir ?

Comme il ne faut jamais se reposer sur ses lauriers, la firme qui monte qui monte planche sur son développement. Au menu : les prêts étudiants  (un sacerdoce aux Etats-Unis) et les prêts pour se soigner. Bref, il y en aura pour tous les goûts et pour toutes les bourses.

Quant au prêt PAP, il n’en est encore qu’à ses débuts. A quand le crédit immo ?