Investir à Cuba: Eldorado ou piège à gogo pour les français?

La Havane est sur toutes les lèvres, depuis que le pouvoir politique se rapproche du leader historique : Barack Obama qui lève les sanctions ou François Hollande qui pose avec Fidel Castro comme un touriste à la recherche de la photo « typique ». L’île des Caraïbes s’ouvre, et c’est peut-être le moment de créer son entreprise à Cuba ou de se lancer sur le marché immobilier à la Havane. Attention toutefois à ne pas vous faire avoir par un effet de mode. Une fois le piège refermé, il vous sera difficile de récupérer vos sous.


L’immobilier à Cuba : de bonnes affaires en perspective ?


On y promet l’eldorado pour les investisseurs. Mais qu’en est-il réellement. Ce qui est certain, c’est qu’il y a de quoi faire avec toutes ces vieilles pierres et ces maisons en ruines. Beaucoup de propriétaires vont chercher à vendre à de riches étrangers.

Rappelons qu’ils n’ont le droit de le faire que depuis 5 ans. Avant, c’était le règne du troc. Le marché des agences immobilières va donc s’accélérer, il faut dire que l’île a énormément d’avantages à faire valoir. Beaucoup de biens vont donc changer de main, avec un gros besoin de travaux et de réhabilitation.

Pour gagner de l’argent, beaucoup pensent à créer dans leur propriété une ou plusieurs chambres d’hôtes, et à faire restaurant. Les touristes n’attendent que cela : un hébergement de qualité tout en profitant d’une rencontre avec les habitants.


Investissement immobilier à Cuba : la difficulté de l’étranger


Il est toujours difficile pour un étranger d’investir dans ce grand pays. Acheter une maison à la Havane ne se fait pas avec une baguette magique. Car même si les choses bougent, rien n’est encore facile, loin de là, même si tous s’accordent sur le fait que le système actuellement en place doit changer. Les réformes économiques, elles, peinent à s’accorder avec la volonté générale.

Toutefois, les étrangers peuvent se lancer dans l’investissement sur l’île, au contraire des locaux, qui n’ont de toute façon pas les moyens de le faire. L’état n’est pas prêt d’arrêter de tout régenter, en particulier, les emplois de ses administrés. Et puis il y a Internet, porte ouverte vers le progrès : pour l’instant, il n’est pas possible de l’avoir à la maison. Jusqu’en 2018, le statu quo devrait perdurer. Mais quid après la fin du mandat de Castro (Raul) ?


Les raisons d’y croire

Partout les américains fourrent leur nez, il y a de l’argent à gagner, et qu’il commence à le remettre à Cuba avec la fin de l’embargo à venir. Les français ne veulent donc pas laisser s’échapper leur part du gâteau, et la photo historique de notre président à la Havane le rappelle au monde entier. Il va falloir aller plus vite que les américains, mais connaissant nos dirigeants, ce n’est pas forcément gagné.

Acheter à la Havane

Reste que le pays à un besoin urgent d’investissements, et qu’à ce titre, il est près à laisser sa porte entrouverte à ceux qui auraient les moyens de le faire. Si personne ne s’y est encore lancé à corps perdu, la course à l’échalote ne devrait pas tarder à débuter, même si un gel des avoirs est toujours un risque important en cas de changement d’idée des frères Castro.

A quand le retour des folles nuits de la Havane ? En cherchant bien, c’est toujours possible, même si les cubains ont pris l’habitude de tout dissimuler sous le manteau. Même chose pour l’immobilier. Aller humer l’air des caraïbes, et imprégniez vous de la tendance à l’aide d’un mojito bien frappé.